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Le ministère du Travail a publié un projet de décret visant à faire évoluer le Référentiel National Qualité (RNQ) de Qualiopi. Si ce texte est adopté en l'état, les nouvelles dispositions entreront en vigueur le 1er novembre 2026.
L'objectif est clair : renforcer les exigences en matière de qualité, de traçabilité et d'amélioration continue, notamment pour les organismes de formation et les CFA.
Si la structure du référentiel reste organisée autour des 7 critères Qualiopi, plusieurs nouveautés risquent de modifier concrètement les pratiques des établissements.
Voici les cinq évolutions les plus importantes.
Aujourd'hui, la plupart des organismes mesurent principalement la satisfaction des apprenants via un questionnaire de fin de formation.
Le projet de référentiel va plus loin.
Un nouvel indicateur imposerait une évaluation spécifique des enseignements et des contenus pédagogiques, distincte de la satisfaction générale.
L'objectif est de répondre à des questions telles que :
Mais surtout, ces évaluations ne devront plus simplement être collectées.
Les résultats devront être :
Autrement dit, les établissements devront démontrer que les retours des apprenants servent réellement à faire évoluer leurs formations.
C'est probablement l'un des changements les plus marquants.
Le projet de référentiel renforce fortement les exigences concernant :
que ces situations surviennent au sein de l'établissement ou en entreprise dans le cadre de l'alternance.
Les organismes devront être capables de démontrer :
L'enjeu dépasse désormais la simple sensibilisation : les auditeurs devraient vérifier que les procédures sont réellement opérationnelles.
La Formation Ouverte et À Distance (FOAD) est une nouvelle fois au cœur des évolutions.
Jusqu'à présent, il était souvent suffisant de démontrer que l'apprenant disposait d'un accès à la plateforme de formation.
Le futur référentiel demanderait désormais de prouver :
Autrement dit, il ne s'agira plus uniquement de disposer d'une plateforme LMS, mais d'être capable de démontrer l'engagement effectif des apprenants.
Pour les établissements proposant des formations hybrides ou 100 % distancielles, cette évolution représente un changement important.
Le projet de référentiel fait évoluer la notion d'amélioration continue.
Aujourd'hui, de nombreux établissements se concentrent principalement sur :
Demain, cela pourrait ne plus suffire.
Le texte introduit une véritable logique de gestion des risques qualité.
Les organismes devront être capables d'identifier les risques susceptibles d'avoir un impact sur la qualité des formations :
Puis démontrer les actions mises en œuvre pour prévenir ces risques.
Cette approche rapproche davantage la démarche Qualiopi des systèmes qualité utilisés dans d'autres secteurs.
Le recours à des formateurs indépendants, des sous-traitants ou au portage salarial est aujourd'hui très courant.
Le projet de décret renforce les obligations des organismes qui y ont recours.
Ils devront notamment être capables de démontrer :
L'objectif est de mieux garantir la qualité des prestations, même lorsqu'elles sont réalisées par des intervenants externes.
Même avant l'adoption définitive du texte, plusieurs bonnes pratiques peuvent être mises en place :
Ces actions permettront non seulement de préparer les futurs audits, mais également d'améliorer le pilotage quotidien de l'établissement.